| Chamois |
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Rupicapra rupicapra En bref…
Morphologie
Les femelles sont, en règle générale, plus légères que les mâles, puis le poids dépend également des races et de la richesse du milieu. Le chamois possède également des cornes verticales qui sont, contrairement au bois du cerf, des productions cutanées qui persistent durant toute la vie de l’animal. On les retrouve chez les deux sexes : elles sont plutôt, fines, recourbées et crochues à leur extrémité. La couleur du pelage du chamois dépend des saisons, car c’est un animal qui mue. Biologie de l’animalCycle de ReproductionLe rut des chamois se déroule entre novembre et décembre, et se remarque par les grands rassemblements entre les hardes de femelles et les vieux boucs. On observe souvent des combats violents entre mâles qui veulent s’attribuer une même harde de femelles. La femelle entre en gestation pendant 170 jours soit entre 5 et 6 mois, avant de donner naissance à un chevreau entre le 15 mais et le 15 juin. Pour cela elle s’isole et chasse sa progéniture de l’année précédente. Les éterles ne s’aventurent cependant jamais très loin, contrairement aux éterlous qui partent migrer sur les massifs avoisinants. Le petit est ensuite allaité pendant deux à trois mois, et lorsque celui-ci est capable de suivre sa mère elle rejoint les autres femelles et reforme une harde. Les femelles atteignent leur majorité sexuelle à l’âge de deux ans et demi. Régime AlimentaireLe chamois est un herbivore ruminant, comme les chèvres. Il sait s’adapter à son milieu et est donc capable de digérer certaines plantes ligneuses comme les écorces d’arbre. Son régime varie selon les saisons et les conditions climatiques : en été il se nourrit de poacées, de fabacées, de jeunes pousses, de feuilles d’arbustes et de certains fruits, tandis qu’en hiver il s’alimente de mousses, de lichens, d’aiguilles de conifère, de genévrier, de bourgeons et de fougères. HabitatL’habitat du chamois dépend également de la saison. Il peut être qualifié d’animal migrateur, car il n’occupe pas les mêmes territoires en été qu’en hiver. En effet, pendant l’été il atteint les hauts sommets montagnards et se cache parmi les falaises et les éboulis, puis en hiver les mauvaises conditions climatiques et la rareté le pousse à rejoindre les plus basses altitudes. Le chamois fréquente donc les altitudes situées en 800 et 2800 m d’altitude et la présence et la densité de peuplement sont conditionnées par les ressources alimentaires. Mode de vie et ComportementLe chamois a une activité diurne en grande partie : il consacre l’aube et le crépuscule à la recherche de nourriture dans les alpages, et rumine ou se repose à l’ombre le reste de la journée. L’unité sociale de base est la chevrée, composée d’une femelle et de ses deux petits, celui de l’année en cours et celui de l’année précédente. Une harde est ainsi composée de plusieurs chevrées et est menée par une femelle dominante et expérimentée.
Enjeux / MenacesLe chamois n’est pas également réparti sur le territoire français en raison de l'habitat qu'il recherche (milieu montagneux). Le taux de mortalité le plus élevé de l’espèce s’observe entre l’âge de 0 et 1 an, mais elle est loin d’être menacée : les effectifs ont augmentés dans tous les départements où elle est présente, sauf dans les Vosges. ParticularitésLe chamois possède une nomenclature bien précise selon l’age et le sexe de l’individu :
Son cœur pèse environ 350 g, 100g de plus que celui de l’homme alors que ce dernier est plus lourd en poids que le chamois. Cela lui permet de faire des efforts violents et prolongés à une altitude où l’air est rare. En parallèle, il possède 2,5 fois plus de globules rouges que l’homme dans son sang. Il ne faut pas le confondre avec l’isard, qui est de la même famille mais vit dans les Pyrénées : celui-ci est plus petit en taille Le chamois subit deux mues par an :
La croissance de ses cornes est arrêté pendant l’hiver en raison de la rareté des vivres et reprend au printemps.
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Le chamois est un mammifère très puissant, adapté aux sauts et à la course en montagne. Pour cela ces soles plantaires sont caoutchouteuses afin d’assurer une bonne adhérence sur tous types de roches, la flexibilité de l’extrémité de ses sabots lui confère un bon appui sur les prises les plus minuscules et la palmure entre ses deux doigts lui permet de se déplacer facilement sur de la neige molle.






